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E-commerceGuide pilier

Rentabilité e-commerce 2026 : piloter la marge, pas le CA

CAC, ROAS, retours, SAV, promotions, bots IA : comment piloter la rentabilité e-commerce à la marge, pas au chiffre d'affaires.

Louis-Clément Schiltz
CEO & Founder, Webotit.ai
14 min de lecture
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En bref

Le e-commerce français a atteint 196,4 Md€ en 2025 (Fevad), mais le panier moyen baisse à 62 € et le coût par visite +9 % (Contentsquare). Le pilotage doit passer du chiffre d'affaires à la marge contributive après CAC, remises, retours, SAV, livraison et outils. Six leviers : marge contributive, ROAS contributif, coût réel commande, promos segmentées, coûts invisibles, ROI bots IA.12

Le e-commerce français continue de croître.

La croissance du marché ne garantit plus la rentabilité des marchands.

En 2025, le secteur du e-commerce en France atteint 196,4 milliards d'euros, en hausse de 7 % sur un an. Les transactions progressent plus vite encore : 3,2 milliards de transactions réalisées en ligne, soit +10 %. Mais le panier moyen baisse de 3 % et s'établit à 62 euros. Plus de commandes, donc. Des commandes plus petites aussi.1

Ce détail change tout.

Quand le panier moyen baisse, chaque coût unitaire pèse davantage : acquisition, remise, paiement, préparation, livraison, retour, service client, remboursement, email, appel, outil SaaS, commission marketplace.

Dans le même temps, Contentsquare observe dans son benchmark 2025 une hausse du coût d'une visite en ligne de 9 % sur un an et de 19 % sur deux ans, pendant que les taux de conversion baissent de 6,1 %.2

L'équation est simple.

Le trafic coûte plus cher. Il convertit moins bien. La commande moyenne vaut moins. Les attentes clients restent élevées. Et les coûts invisibles augmentent.

C'est là que le pilotage e-commerce doit changer.

Le directeur e-commerce ne peut plus arriver en comité avec uniquement le chiffre d'affaires, le taux de conversion, le panier moyen et le ROAS (Return On Ad Spend, retour sur investissement publicitaire). Ces indicateurs restent utiles. Ils ne disent pas ce qu'il reste vraiment après acquisition, remises, retours, SAV, remboursements, livraison et coûts opérationnels.

La bonne question n'est plus :

"Combien avons-nous vendu ?".

Elle est :

"Combien avons-nous gardé ?".

Bienvenue dans le pilotage e-commerce par la marge.

Sommaire

1. Pourquoi le chiffre d'affaires ne suffit plus

Le chiffre d'affaires est une métrique de volume.

Pas une métrique de rentabilité.

Un site peut faire plus de chiffre d'affaires et moins de marge. Il peut vendre plus de commandes et contribuer moins. Il peut afficher un mois record et consommer du cash. Il peut augmenter son trafic et dégrader sa marge contributive.

C'est particulièrement vrai quand la croissance repose sur des commandes plus nombreuses mais plus petites.

La Fevad indique que le e-commerce français a généré 3,2 milliards de transactions en 2025, soit +10 %, alors que le chiffre d'affaires progresse de 7 %. Le panier moyen baisse donc à 62 euros.1

Cette situation peut être positive si les coûts unitaires sont maîtrisés.

Elle devient dangereuse si chaque commande porte :

  • un coût d'acquisition élevé ;
  • une remise ;
  • une livraison offerte ;
  • un risque de retour ;
  • un email service client ;
  • un appel entrant ;
  • une commission marketplace ;
  • un coût de paiement ;
  • une décote produit ;
  • un remboursement partiel ;
  • des outils SaaS (Software as a Service, logiciels loués au mois) ou opérations variables.

Sur un panier moyen de 62 euros, la marge disponible peut disparaître vite.

Prenons un exemple simple.

  • Commande : 62 €
  • Marge brute produit : 40 %, soit 24,80 €
  • CAC (Coût d'Acquisition Client) attribué : 9 €
  • Remise : 5 €
  • Livraison : 4 €
  • Paiement : 1 €
  • Service client moyen : 1,50 €
  • Provision retour : 3 €

Marge contributive :

24,80 € − 9 € − 5 € − 4 € − 1 € − 1,50 € − 3 € = 1,30 €

La commande est positive.

À peine.

Un email supplémentaire, un retour réel, une réexpédition ou un geste commercial peut la faire passer en négatif.

C'est là que le chiffre d'affaires ment par omission.

Il dit que la vente existe. Il ne dit pas si elle paie vraiment l'entreprise.

2. Le ROAS est utile, mais insuffisant

Le ROAS est l'un des indicateurs les plus commentés en e-commerce.

Il est simple :

ROAS = chiffre d'affaires attribué / dépenses publicitaires

Une campagne dépense 10 000 €. Elle génère 40 000 €. ROAS = 4.

C'est lisible. C'est pratique. C'est comparable.

Le ROAS ignore presque tout ce qui intéresse le CFO :

  • marge brute réelle ;
  • remises ;
  • retours ;
  • remboursements ;
  • paiement ;
  • logistique ;
  • service client ;
  • coût des appels ;
  • coût des emails ;
  • réachat ;
  • cannibalisation ;
  • contribution nette par catégorie.

Un ROAS de 4 peut être excellent sur une catégorie à forte marge, faible retour et fort réachat.

Il peut être mauvais sur une catégorie faible marge, vendue avec remise, souvent retournée et fortement sollicitée par le SAV.

Même ROAS. Deux réalités économiques opposées.

C'est pourquoi il faut passer du ROAS au ROAS contributif.

La question n'est pas :

"Combien de chiffre d'affaires ce canal génère-t-il ?".

Elle est :

"Combien de marge reste-t-il après tous les coûts associés aux commandes générées par ce canal ?".

C'est exactement le sujet de l'article Marge contributive e-commerce : pourquoi le ROAS ne suffit plus.

Le ROAS doit rester dans le dashboard.

Il ne doit plus être le juge final.

Le juge final, c'est la marge contributive.

3. Le coût réel d'une commande : la formule CFO

La formule de base est simple.

Marge nette commande = CA net encaissé − coût produit − remise − CAC attribué − paiement − préparation − livraison − provision retour − coût service client − coûts variables outils − décote / remboursement

Ce n'est pas une formule académique.

C'est une formule de survie.

Elle oblige à regarder la commande jusqu'au bout.

Une commande n'est pas seulement :

  • un paiement ;
  • un produit expédié ;
  • une ligne de chiffre d'affaires.

C'est une chaîne complète :

  1. acquisition ;
  2. décision d'achat ;
  3. paiement ;
  4. préparation ;
  5. livraison ;
  6. usage ;
  7. éventuel contact service client ;
  8. éventuel retour ;
  9. remboursement ;
  10. réachat ou perte du client.

Si vous ne mesurez que les trois premières étapes, vous pilotez une demi-réalité.

Le coût réel d'une commande doit être suivi par :

  • canal ;
  • catégorie ;
  • campagne ;
  • client nouveau / existant ;
  • panier ;
  • type de livraison ;
  • niveau de remise ;
  • taux de retour ;
  • coût SAV ;
  • cohorte.

Une moyenne globale ne suffit pas.

La moyenne cache les produits qui détruisent de la marge, les canaux qui génèrent des retours, les promotions qui cannibalisent des ventes et les catégories qui consomment trop de support.

C'est le sujet de l'article Coût réel d'une commande e-commerce : la formule CFO 2026.

Le point dur : ce calcul n'est jamais parfait au départ.

Ce n'est pas grave.

Un modèle imparfait mais cohérent vaut mieux qu'un dashboard parfait qui ignore les coûts invisibles.

4. Promotions : la remise comme coût d'acquisition déguisé

La promotion est l'outil le plus rapide pour relancer une courbe.

Un code −10 %. Une livraison offerte. Un bundle (panier groupé d'articles à prix réduit). Un coupon de relance. Une vente flash. Une offre "dernier jour".

Ça fonctionne.

Le problème est précisément là.

La remise crée du volume. Elle peut aussi détruire la marge.

Une remise de 10 % ne réduit pas forcément la marge de 10 %. Sur un produit vendu 100 € avec 40 € de marge brute, une remise de 10 € fait passer la marge brute de 40 € à 30 €. C'est −25 % de marge brute.

Le client voit −10 %.

Le CFO voit −25 % de marge brute.

La promotion doit donc être traitée comme un coût.

Pas comme une animation marketing.

Elle peut être excellente quand elle :

  • écoule un stock à risque ;
  • active un client dormant rentable ;
  • déclenche un premier achat qualifié ;
  • augmente un panier avec des produits à bonne marge ;
  • soutient une opération commerciale assumée ;
  • récompense la fidélité ;
  • évite une décote future plus forte.

Elle devient dangereuse quand elle :

  • est permanente ;
  • est non segmentée ;
  • attire des clients opportunistes ;
  • cannibalise des ventes qui auraient eu lieu ;
  • augmente les retours ;
  • surcharge le service client ;
  • habitue la base à ne jamais acheter au prix normal ;
  • masque un problème de conseil produit.

C'est un point majeur.

Dans beaucoup de cas, le client n'a pas besoin d'une remise. Il a besoin de comprendre.

Il hésite entre deux produits. Il ne comprend pas la différence entre deux gammes. Il doute de la compatibilité. Il ne sait pas si le produit convient à son usage. Il craint le retour.

Si vous répondez à cette incertitude par −10 %, vous payez pour ne pas résoudre le problème.

Le chatbot vendeur virtuel peut jouer ici un rôle direct : remplacer une partie de la remise par du conseil.

Pas toujours.

Mais souvent.

L'article dédié : Promotions e-commerce 2026 : quand la remise détruit la marge.

5. Retours, SAV, remboursements : les coûts invisibles

Les coûts invisibles arrivent après la vente.

C'est pour ça qu'ils sont dangereux.

Le marketing voit la conversion. La logistique voit le retour. Le service client voit l'email. La finance voit le remboursement. Le transport voit la réexpédition. Qui voit la chaîne complète ?

Un retour peut inclure :

  • transport retour ;
  • réception entrepôt ;
  • contrôle qualité ;
  • reconditionnement ;
  • remise en stock ;
  • produit invendable ;
  • remboursement ;
  • service client ;
  • décote ;
  • litige ;
  • immobilisation du stock.

Un remboursement peut venir :

  • d'un retour ;
  • d'un retard ;
  • d'une erreur prix ;
  • d'un produit indisponible ;
  • d'un geste commercial ;
  • d'une mauvaise promesse ;
  • d'une fiche produit insuffisante ;
  • d'une erreur de préparation.

Un email ou un appel peut signaler :

  • une livraison floue ;
  • une politique de retour mal comprise ;
  • une compatibilité incertaine ;
  • un statut commande inaccessible ;
  • une promotion confuse ;
  • une information produit manquante.

DHL montre que les frustrations clients restent très concrètes : frais de livraison élevés, délais longs, manque d'information produit, retours payants.3

Ces irritants génèrent des contacts.

Et les contacts coûtent.

Le service client ne doit donc pas seulement être piloté comme un centre de coût. Il doit être utilisé comme un radar.

Si les clients écrivent beaucoup sur une catégorie, il y a peut-être un problème de fiche produit. S'ils appellent beaucoup sur la livraison, la promesse est peut-être floue. S'ils demandent souvent si un produit est compatible, le conseil avant achat est insuffisant. S'ils retournent souvent pour mauvaise taille ou mauvais usage, le problème commence avant l'achat.

C'est le sujet de Coûts invisibles e-commerce : retours, SAV et remboursements.

C'est là que Webotit peut agir :

Le meilleur coût invisible est celui qui n'apparaît jamais.

6. Dashboard CFO : les KPI à suivre en comité

Un dashboard CFO e-commerce doit réunir marketing, finance, opérations et relation client.

Sinon, chaque équipe optimise son périmètre.

Et l'entreprise perd la vision complète.

Le dashboard classique montre :

  • sessions ;
  • conversion ;
  • panier moyen ;
  • commandes ;
  • ROAS ;
  • CA.

Le dashboard CFO doit ajouter :

  1. marge contributive par commande ;
  2. marge après retours ;
  3. CAC après marge ;
  4. taux de remise et marge consommée ;
  5. coût service client par commande ;
  6. taux d'automatisation utile ;
  7. conversion utile ;
  8. panier moyen net de remise ;
  9. taux de retour par motif et par canal ;
  10. cash immobilisé dans le stock ;
  11. qualité des leads entrants ;
  12. marge assistée par IA conversationnelle.

Le point clé est la segmentation.

Un KPI global donne une température.

Un KPI segmenté donne une décision.

Il faut regarder :

  • par canal ;
  • par campagne ;
  • par catégorie ;
  • par client nouveau / existant ;
  • par cohorte ;
  • par produit ;
  • par motif de retour ;
  • par motif de contact ;
  • par type d'automatisation ;
  • par marge.

Exemple.

Le chiffre d'affaires mensuel progresse de 8 %. Bonne nouvelle.

Le dashboard CFO montre :

  • panier net de remise en baisse ;
  • marge contributive par commande en baisse ;
  • retours en hausse sur une catégorie ;
  • coût SAV en hausse ;
  • paid social négatif après retours ;
  • emails entrants "compatibilité produit" en forte hausse ;
  • appels "suivi commande" en hausse ;
  • stock dormant en hausse.

La conclusion n'est pas :

"Le mois est bon.".

Elle est :

"Le chiffre d'affaires progresse, mais la qualité économique se dégrade.".

Ce dashboard permet de décider :

  • réduire certains budgets ;
  • corriger certaines fiches produit ;
  • déployer un chatbot vendeur virtuel ;
  • mettre un callbot sur le suivi commande ;
  • utiliser un mailbot pour analyser les emails entrants ;
  • revoir une politique de retour ;
  • arrêter une promotion destructrice.

C'est le sujet de Dashboard CFO e-commerce : 12 KPI pour le comité de direction.

Un dashboard sans décision est un décor.

7. Chatbot, callbot, mailbot : calculer le ROI sérieusement

Un bot ne se mesure pas au nombre de conversations.

C'est une mauvaise métrique.

La bonne question est :

"Quels coûts réduit-il ? Quelle marge protège-t-il ? Quelles ventes assiste-t-il ? Quels leads qualifie-t-il ? Quels retours évite-t-il ?".

Il faut distinguer six types de ROI.

ROI du chatbot vendeur virtuel

Il agit avant achat.

Il peut améliorer :

  • conversion ;
  • panier moyen ;
  • taux de clic post-recommandation ;
  • marge des commandes assistées ;
  • réduction des mauvais achats ;
  • baisse des retours évitables.

Formule simplifiée :

Marge additionnelle = trafic exposé × uplift conversion × panier moyen net × marge contributive

Le chatbot vendeur virtuel est particulièrement pertinent sur :

  • catalogues larges ;
  • produits techniques ;
  • choix complexe ;
  • besoin de conseil ;
  • panier élevé ;
  • catégories à fort retour ;
  • visiteurs hésitants.

ROI du chatbot service client

Il agit sur les demandes répétitives.

Le chatbot service client peut réduire :

  • emails simples ;
  • chats récurrents ;
  • questions livraison ;
  • questions retour ;
  • suivi commande ;
  • demandes facture ;
  • demandes disponibilité.

Formule simplifiée :

Coûts évités = demandes résolues sans humain × coût moyen humain évité

Il faut suivre le taux de recontact.

Un bot qui répond mais ne résout pas ne crée pas de ROI.

ROI du chatbot générateur de leads

Il est essentiel pour le B2B (Business-to-Business) et les services B2C (Business-to-Consumer).

Le chatbot générateur de leads qualifie :

  • besoin ;
  • budget ;
  • urgence ;
  • secteur ;
  • taille ;
  • localisation ;
  • projet ;
  • interlocuteur ;
  • calendrier ;
  • éligibilité.

Formule simplifiée :

Gain lead gen = leads qualifiés × amélioration du taux de transformation × marge moyenne contrat + temps commercial économisé

Un formulaire rempli n'est pas un lead.

Un lead qualifié est un actif.

ROI du callbot relation client

Il traite les appels entrants simples.

Le callbot relation client peut réduire :

  • coût par appel ;
  • temps d'attente ;
  • saturation centre de contact ;
  • demandes répétitives ;
  • charge pendant les pics.

Formule :

Gain callbot = appels résolus automatiquement × coût moyen appel humain évité

Il doit escalader proprement les cas complexes.

ROI du callbot de suivi post-achat

Il agit après la commande.

Le callbot de suivi post-achat peut :

  • détecter une insatisfaction ;
  • aider à l'usage ;
  • éviter certains retours ;
  • réduire des litiges ;
  • améliorer la satisfaction ;
  • protéger le réachat.

Il est pertinent sur les commandes à risque : produit technique, panier élevé, première commande, retard, livraison complexe, client B2B important.

ROI du mailbot relation client

Il traite les emails entrants.

Le mailbot relation client peut :

  • classer ;
  • extraire ;
  • pré-répondre ;
  • prioriser ;
  • router ;
  • détecter le mécontentement ;
  • résumer ;
  • structurer les motifs.

Formule :

Gain mailbot = emails assistés × temps moyen gagné × coût horaire chargé

La valeur ne s'arrête pas au temps gagné.

Le mailbot transforme les emails en intelligence opérationnelle.

C'est le sujet de Comment calculer le ROI d'un chatbot, callbot ou mailbot e-commerce.

Un bot rentable n'est pas un bot qui parle.

C'est un bot qui améliore une ligne du compte d'exploitation.

Synthèse en chiffres

IndicateurValeurLecture CFOSource
CA e-commerce France 2025196,4 Md€Le marché reste en croissanceFevad 1
Croissance CA 2025+7 %Croissance solide, à lire avec panier et margeFevad 1
Transactions 20253,2 MdPlus de commandes à traiterFevad 1
Croissance transactions+10 %Volume plus rapide que valeurFevad 1
Panier moyen 202562 €Coûts unitaires plus sensiblesFevad 1
Évolution panier moyen−3 %Compression de la valeur par commandeFevad 1
Coût par visite+9 % sur un anAcquisition plus chèreContentsquare 2
Coût par visite sur deux ans+19 %Tension structurelleContentsquare 2
Taux de conversion−6,1 % YoYRendement du trafic en baisseContentsquare 2
Frustration frais livraison58 %Livraison = coût et levier conversionDHL 3
Frustration délais longs52 %Retards = contacts et risque SAVDHL 3
Manque d'information produit42 %Défaut de conseil = contacts, abandons, retoursDHL 3
Payer les retours = frustration39 %Retour = arbitrage conversion / margeDHL 3
Product List UX desktop médiocre+58 %Les bases du choix produit restent faiblesBaymard 4
Product List UX mobile médiocre+78 %Mobile = forte zone de frictionBaymard 4

(YoY = year-on-year, en glissement annuel)

Comment Webotit adresse ces enjeux

Webotit intervient sur la marge là où elle se dégrade souvent : décision d'achat, service client, qualification, appels entrants, emails entrants et post-achat.

Vue d'ensemble disponible sur solutions IA pour le e-commerce.

Chatbot vendeur virtuel

Le chatbot vendeur virtuel aide le client à choisir.

Il est pertinent quand le catalogue est large, les produits complexes, les comparaisons difficiles ou les retours liés à un mauvais choix.

Impact attendu :

  • conversion utile ;
  • panier moyen mieux défendu ;
  • moins d'hésitation ;
  • moins de mauvais achats ;
  • moins de retours évitables ;
  • meilleure donnée d'intention.

Chatbot service client

Le chatbot service client traite les demandes simples et récurrentes.

Impact attendu :

  • réduction du coût service client ;
  • réponse immédiate ;
  • baisse des tickets humains ;
  • meilleure qualification des escalades ;
  • extraction des motifs de friction.

Chatbot générateur de leads

Le chatbot générateur de leads qualifie les prospects pour les modèles B2B et services B2C.

Impact attendu :

  • coût par lead qualifié plus faible ;
  • commerciaux concentrés sur les bons prospects ;
  • meilleure transformation ;
  • meilleur suivi des demandes chaudes ;
  • qualification structurée.

Callbot relation client

Le callbot relation client traite des appels entrants simples ou répétitifs.

Impact attendu :

  • baisse du coût par appel ;
  • disponibilité accrue ;
  • désengorgement du centre de contact ;
  • escalade humaine sur les cas à valeur ;
  • motifs d'appel mieux structurés.

Callbot de suivi post-achat

Le callbot de suivi post-achat intervient sur les commandes à risque.

Impact attendu :

  • détection des insatisfactions ;
  • aide à l'usage ;
  • réduction des retours évitables ;
  • baisse des litiges ;
  • amélioration de la satisfaction ;
  • protection du réachat.

Mailbot relation client

Le mailbot relation client analyse et aide à traiter les emails entrants.

Impact attendu :

  • réduction du temps de traitement ;
  • meilleure priorisation ;
  • réponses plus rapides ;
  • extraction des irritants ;
  • amélioration des fiches produit, emails transactionnels et politiques de retour.

La logique est toujours la même : Webotit ne doit pas être piloté comme un projet "IA".

Webotit doit être piloté comme un projet de marge.

Conclusion

La rentabilité e-commerce ne se pilote plus au chiffre d'affaires.

Elle se pilote à ce qu'il reste.

Ce qu'il reste après acquisition. Après remise. Après livraison. Après retour. Après email. Après appel. Après remboursement. Après décote. Après traitement humain. Après outils.

Le e-commerce 2026 sera moins indulgent avec les modèles approximatifs.

Les directeurs e-commerce qui continuent à piloter uniquement au CA ou au ROAS risquent de financer de la croissance fragile. Ceux qui pilotent à la marge contributive peuvent prendre de meilleures décisions : quels canaux couper, quelles promotions arrêter, quelles catégories enrichir, quels retours prévenir, quels contacts automatiser, quels leads qualifier.

C'est moins sexy qu'une courbe de trafic.

C'est plus utile.

Et c'est souvent ce qui sépare un site qui vend d'un site qui gagne de l'argent.

→ Pour replacer ce sujet dans l'ensemble des pressions du canal digital côté direction e-commerce, voir aussi les cinq enjeux des directeurs e-commerce en 2026.

FAQ

Questions frequentes

Qu'est-ce que la rentabilité e-commerce ?

La rentabilité e-commerce mesure ce qu'il reste après tous les coûts nécessaires pour générer, traiter, livrer et servir une commande : coût produit, acquisition, remises, paiement, logistique, retours, SAV, remboursements, outils et frais variables.

Pourquoi le chiffre d'affaires ne suffit-il plus ?

Parce qu'un site peut vendre plus tout en gagnant moins. Si la croissance repose sur des remises, un trafic plus cher, des retours, du SAV et des coûts logistiques élevés, le chiffre d'affaires peut masquer une baisse de marge.

Pourquoi le ROAS est-il insuffisant ?

Le ROAS mesure le chiffre d'affaires attribué aux dépenses publicitaires. Il ne tient pas compte de la marge produit, des remises, retours, remboursements, service client, logistique ou réachat. Il doit être complété par la marge contributive.

Quelle est la formule de la marge contributive e-commerce ?

Une formule simple : CA net − coût produit − remises − CAC − paiement − logistique − retours − SAV − coûts variables. Elle peut être adaptée selon les entreprises, mais l'objectif reste le même : mesurer ce qui reste vraiment.

Comment les promotions peuvent-elles détruire la marge ?

Une remise réduit directement la marge brute. Si elle attire des clients opportunistes, augmente les retours ou cannibalise des ventes qui auraient eu lieu sans remise, elle peut augmenter le chiffre d'affaires tout en réduisant la marge contributive.

Comment un chatbot vendeur virtuel peut-il améliorer la rentabilité ?

Il aide le client à choisir le bon produit, réduit l'hésitation, explique les différences, défend un panier moyen pertinent et peut réduire certains retours liés aux mauvais achats. Son impact doit être mesuré sur la marge assistée.

Quel est le rôle d'un mailbot relation client dans la marge ?

Le mailbot réduit le temps de traitement des emails entrants, améliore les délais de réponse et structure les motifs de contact. Il permet aussi d'identifier les irritants qui génèrent des coûts cachés : livraison, retour, remboursement, produit, promotion.

Comment calculer le ROI d'un callbot ?

Il faut mesurer les appels simples résolus automatiquement, le coût moyen d'un appel humain évité, le taux d'escalade, la satisfaction, le taux de rappel et la valeur des cas humains libérés pour des demandes plus complexes.

Sources

Sources et references

  1. [1]Fevad — Bilan du e-commerce en France 2025, publié le 11 février 2026.
  2. [2]Contentsquare — 2025 Digital Experience Benchmarks: Rising Acquisition Costs and More, publié le 28 janvier 2025.
  3. [3]DHL eCommerce — 2025 Delivery and Returns Trends, enquête menée en 2025 auprès de 24 000 répondants dans 24 pays.
  4. [4]Baymard Institute — Product List UX Best Practices 2025.
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